PARIS SAVOUREUX

Promenade littéraire gustative : les lieux qui ont fait l’histoire culinaire sont aussi les lieux qui ont fait l’histoire littéraire…

Café Le Procope (13 rue de l’Ancienne Comédie), le plus ancien café de Paris ! Au XVIIIe siècle, s’y invitent Voltaire, Diderot et d’Alembert. La Révolution française en fait un lieu central de débats et de rencontres. Il sera fréquenté par les écrivains (Musset, Verlaine) mais aussi les hommes politiques (Gambetta).

Au programme : visite du Procope avec collation. Pour vivre l’expérience historique du 1er café parisien (sous réserve)

Café-restaurant La Palette (43 rue de Seine), proche des Beaux-Arts, a vu Cézanne, Picasso, Braque, et de nombreux artistes du quartier.

Restaurant Lapérouse (51 quai des Grands Augustins). Ancien hôtel particulier, puis lieu de commerce (volailles, gibiers), le Lapérouse est un haut-lieu du Paris du XIXe siècle. Fréquenté par Zola, Maupassant, Hugo, Musset… Il est surtout connu pour ses petits salons du 1er étage, où les « cocottes » gravaient leurs noms sur les miroirs avec les bijoux en diamants offerts par leurs amants pour savoir s’ils étaient « vrais » !

Café Les Deux Magots (6, place Saint-Germain-des-Près), fréquenté par Breton, Gide, Giraudoux, Picasso,  Prévert, Hemingway, Sartre, Beauvoir, Queneau.

Café de Flore (172 boulevard Saint-Germain), une institution depuis la fin du XIXe siècle. Il a vu la naissance du surréalisme. Apollinaire, Breton, Camus, Desnos, Queneau, Bataille, Leiris, Prévert, Beauvoir, Sartre, Barthes, Gary, Saint-Laurent, Giacometti, Lacan, Gainsbourg, Gréco,… : on ne compte plus la liste des célébrités à avoir fréquenté ce haut lieu de la sociabilité germanopratine. Sa spécialité ? Le « café pot ».

Brasserie Lipp (151 boulevard Saint-Germain), créée en 1880 et qui a vu défiler hommes de lettres (Verlaine, Apollinaire) et figures politiques. Au menu : la choucroute, le plat signature de la maison, mais aussi de nombreuses anecdotes gustatives sur un monde qui se fait et qui se défait sur les banquettes de moleskine marron !

Le Bon Marché (La Grande épicerie, 38 rue de Sèvres). « Cathédrale du commerce moderne », selon Emile Zola, qui en fait le lieu du roman Le Bonheur des Dames, le Bon Marché s’adjoint une épicerie fine. Les produits du monde y sont représentés autour de multiples artisans de bouche (boucherie, pâtisserie, poissonnerie, …).